Le contexte

Elles seraient 150 millions dans le monde !

 

Cent cinquante millions de femmes à avoir subi l'excision.

 

Certaines vont même jusqu'à en mourir par manque d'hygiène et d'asepsie, comme en témoignent régulièrement les informations.

 

Bien qu'illégale depuis 2001, cette mutilation est encore pratiquée par les Maasaï ruraux de Tanzanie. Eleveurs nilotiques, les Maasaï continuent, dans leur grande majorité, à vivre à leur propre rythme, et selon leurs propres traditions. La loi condamnant l'excision est interprétée comme une tentative du gouvernement pour détruire leur culture, et les autorités n'ont pas suffisamment d'influence en pays maasaï pour combattre efficacement ces pratiques. La peine prévue, 10 ans d'emprisonnement, est rarement infligée.

 

Pourtant, l'idée d'un rite de passage alternatif est née en Afrique de l'Est dès 2004, prenant d'abord racine au Kenya. Puis l'initiative s'est répandue jusqu'à traverser les frontières. Elle a ainsi été relayée aujourd'hui par un petit groupe de femmes du village de Monduli Juu, situé à une trentaine de kilomètres d'Arusha, en Tanzanie.

 

Il a fallu cependant attendre 2007 pour que la communauté de Monduli Juu soit prête à franchir le pas, et non sans réticences : certaines familles ne comprennent pas pourquoi on veut changer les choses, d'autres n'acceptent que parce qu'on leur offre une contrepartie financière, d'autres enfin continuent à pratiquer l'excision en cachette, ce qui pousse parfois les jeunes filles à s'enfuir et à se retrouver soudainement isolées du groupe, tiraillées entre deux mondes.

 

 C'est dans ce contexte que l'idée fait son chemin et la nouvelle pratique s'étend...

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